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mercredi 8 septembre 2010

IC III iv 8

Itanos — début du IIIe s. av. J.-C. (datation paléographique de M. Guarducci)

(Editions antérieures dans un corpus: Michel 1317 ; Syll3 526)

[θε]ὸς ἀγαθός./ [τά]δ̣ε ὤμοσαν τοὶ Ἰτάνιοι πά[ν/τες] Δία Δικταῖον καὶ Ἥραν καὶ θ/[εο]ὺς τοὺς ἐν Δίκται καὶ Ἀθαν//(5)[α]ίαν Πολιάδα καὶ θεοὺς ὅσσο[ι/ς] ἐν Ἀθαναίαι θύεται πά̣ντας/ [κ]αὶ Δία Ἀγοραῖον καὶ Ἀπόλλω/[ν]α̣ Πύθιον καθ’ ἱερῶν νεοκαύ/[τ]ων· πόλιν τὰν Ἰτανίων οὐ πρ[ο//(10)δ]ωσέω, οὐδὲ χώραν οὐδὲ νά/[σ]ου[ς] τ̣ὰς τῶν [Ἰ]τ̣ανίων, οὐδὲ/ [πολ]ε̣μ̣ίους ἐπαξέω, οὐδὲ ναῦ[ς/ τὰς] τ̣ῶν Ἰτανίων προδωσέω,/ [οὐδὲ] τῶν πολιτᾶν προδωσέω//(15) [οὐδέν]α, οὐδὲ χρήματα πολιτ/[ᾶν, ο]ὐδ̣ὲ σύλλογον οὐδὲ συνωμο/[σίαν] ποιησέω ἐπὶ τῶι κακίονι τ[ᾶ/ς πόλ]ιος ἢ τῶν πολιτᾶν, οὐδὲ ἄλ/[λω]ι̣ συ̣νεσσέ̣ομαι οὐδενί, αἴ τί[ς]//(20) [κα χ]ρήιζηι τούτων τ[ι π]οιεῖν, ἀλ̣/[λ’] ἐρέω ποτὶ τοὺς ἄρχοντας· οὐ/[δὲ γᾶς] ἀναδασμὸν οὐδὲ οἰκιᾶν/ [οὐδὲ] ο̣ἰκοπέδων, οὐδὲ χρεῶν ἀ/[ποκ]ο̣π̣ὰν ποιησέω, οὐδὲ δίκαν ἐ//(25)[παξέ]ω ξε̣νικὰν̣ τῶν πολιτᾶν̣/ [οὐδε]ν̣ὶ ἐριθεοτ̣ὰ̣ν παρεορέσι οὐ̣/[δεμι]ᾶι. οὐδ̣ὲ βουλευσέω περὶ τᾶ̣/[ς πόλ]ιος κακὸν οὐδέν, πολιτεο/[σέομ]αι δὲ ἐπ’ ἴσαι καὶ ὁμοίαι κα̣ὶ θί[ν//(30)ων κ]αὶ ἀνθρωπίνων πάντων κα̣/[τὰ τ]οὺς νόμους τοὺς προϋπά̣/[ρχ]οντας ὅσσοις χρεώμεθα πε[ρὶ/ τὰ] θῖνα καὶ τοὺς νῦν ἐθέμεθα κ[αἴ/ κά] τινας ἄλλους ὕστερον θεώ//(35)[μ]ε̣θα ἢ πε[ρὶ τὰ ․․․․] ἢ περὶ τὰ πολ[ι/τι]κ̣ά· καὶ ο<ὐ> πρ[ολειψέ]ω̣ τ̣ὰν πολιτε[ί]/α̣ν̣ οὔτε ἐ[ν πολέ]μ̣ω̣ι̣ οὔτε ἐν εἰ[ρ]/ή̣ναι κατὰ τὸ δ[υν]α̣τόν. τοῖς δ’ ε[ὐ]/ορκέο̄σι καὶ κ̣α̣τ̣έχουσι τὸν [ὅρ//(40)κο]ν τέκνων ὄνασ[ι]ν γίνεσθ[αι/ κ]αὶ γᾶν ἔνκ̣α̣ρπ̣ο[ν] φ̣[έρ]ειν καὶ̣ [πρ/ό]βατα εὐθην̣[εῖ]ν̣ κ̣α[ὶ ἄλλ]α πολ̣[λ]/ὰ̣ καὶ ἀγαθὰ [γίνε]σ̣θαι̣ [κα]ὶ αὐτῶ[ι/ κ]αὶ τοῖς τέκνο[ις], τοῖς δὲ ἐπιορκέ//(45)[ο̄]σι μήτε γᾶν φέρειν μήτε τέκν/[ω]ν ὄνα̣σιν γίνεσθαι μήτε πρό/[βα]τα εὐθηνεῖν, ἐξόλλυσθαι δὲ̣/ [κα]κῶς κακοὺς καὶ αὐτοὺς καὶ γ/[εν]ε̣ὰν αὐτῶν.

(recopié en modifiant la mise en page depuis http://epigraphy.packhum.org/inscriptions/main)

Dieu bon. Voici ce que jurent tous les citoyens d’Itanos par Zeus Diktaios, par Héra et les dieux du Diktée, par Athéna Poliade et tous les dieux auxquels on sacrifie dans l’Athénaion, par Zeus de l’agora, par Apollon Pythien, sur des victimes fraichement brûlées : « je n’abandonnerai pas la cité d’Itanos, ni son territoire, ni les îles des Itaniens et je n’y ferai pas entrer d’ennemis ; je n’abandonnerai pas les navires des Itaniens ; je n’abandonnerai aucun de mes concitoyens ni l’argent des citoyens ; je ne convoquerai pas une assemblée ni ne mènerai un parti pour endommager la cité ou ses citoyens ; je ne m’associerai à personne si quelqu’un désire faire une de ces choses mais je le dénoncerai aux magistrats ; je ne ferai pas une redistribution de la terre, ni des maisons, ni du cadastre bâti, ni une annulation des dettes ; je n’intenterai pas un procès de nationalité (?) contre un de mes concitoyens ni un procès en corruption sous aucun prétexte. Je ne machinerai pas contre la cité et j’agirai en citoyen pour l’équité et l’égalité, pour toutes les choses divines et humaines selon les lois existantes qui concernent les affaires divines, selon les lois que nous avons faites maintenant et, éventuellemnent, selon les lois que nous reviserons dans le futur au sujet de ... et des affaires de la cité ; je n’abandonnerai pas mes responsabilités civiques ni en temps de guerre ni en temps de paix dans la mesure de mes forces. Pour ceux qui jurent sincèrement et respectent le serment, qu’il y ait le plaisir d’avoir des enfants, que la terre soit fertile, que les troupeaux se multiplient, et que beaucoup d’autres bonnes choses leur arrivent, à eux et à leurs enfants, mais pour les parjures, que la terre ne porte rien, qu’ils n’aient pas d’enfant, que leurs troupeaux ne se multiplient pas, qu’ils meurent misérablement, les misérables eux-mêmes et toute leur famille. »

Traduction provisoire, à vérifier ADH

Traduction anglaise par M.M. Austin (en bas de la page):


Pour un premier commentaire:


et la suite ici:]

lundi 30 août 2010

IC III iv 7

Itanos — début du IIIe s. av. J.-C. (datation paléographique)
(la provenance de la stèle est inconnue : sa géologie et son texte permettent de l’attribuer à Itanos)

[— — — — — — — — — — — — τᾶι βουλᾶι]
(1) [καὶ τᾶι ἐ]κκλησίαι ε[— — — — — — — ὅρ]-
[κον τελ]ιόντω τοὶ ἄ[ρχοντ]ε̣ς̣ σ̣ὺν τοῖ[ς ἱε]-
[ρεῦσ]ι, ἐπαράσθων δὲ̣ κ̣αὶ τοὶ ἱερεῖς ὅσ[τι]-
[ς πα]ραβαίνοι τὸν ὅρκον τόνδε μήτε
(5) [τέ]κνων ὄνασιν αὐτῶι γίνεσθαι, ἐξόλ-
[λυ]σθαι δὲ κακῶς κακοὺς καὶ αὐτοὺς κα[ὶ]
γενεὰν αὐτῶν· τοῖς δὲ κατέχουσι τὸν
ὅρκον πολλὰ καὶ ἀγαθὰ γίνεσθαι. ὅστις δ[έ]
κ̣α μὴ παραγένηται τῶι ὅρκωι τελεομ[έ]-
(10) νωι ἐξορκιζόντω αὐτοὺς τοὶ τόκα ἄρχ̣-
οντες ἐν ἁμέραις δέκα ἀφ’ ἇς κα ἔλθηι το-
ῖ̣ς αὐτοῖς ὁρκίοις οἷσπερ ὤμνυον τοὶ ἐπί-
δαμοι, καὶ ἀνγραψάντω ἐλ λεύκωμα τοὺς̣
ὠμόσαντας πατρι[α]στὶ καὶ καταθέντω ἐς
(15) Πύθιον, ἐχόντω δὲ καὶ αὐτοὶ ἀντίγραφ-
α. αἰ δέ κα μὴ ὁρκώσωντι τοὶ τόκα ἄρχο-
ντες ἢ τὰν ἀρὰν μὴ ποιήσωντι ἐν τῶι χ-
ρόνωι τῶι γεγραμμένωι, ἀποτεισάντ-
ω ἕκαστος τῶν τόκα ἀρχόντων ἑκατ-
(20) ὸν δραχμὰς τᾶι πόλει, φαινέτω δὲ ὁ χ-
ρήιζων ἐς τοὺς λογιστὰς, τοὶ δὲ πρά-
κτορες ἐκπράξαντες παραδόντω
τῶι κόσμωι τῶι ἐφέρποντι. εἰ δέ κα μὴ
ἐκπράξωντι, αὐτοὶ ἀποτεισάντω διπ-
(25) λοῦν. ὃς δέ κα ἐπίδαμος ἐὼν τῶν πολ-
ιτᾶν μὴ λῆι ὀμόσαι μὴ ἔστω πολίτας
ἀλλὰ ἐργέσθω καὶ θίνων καὶ ἀνθρωπίν-
ων. ἐπεὶ δέ κα ὁ ὅρκος τελεσθῆι, τοὶ ἄρχ-
οντες ἀνγράψαντες τὸν ὅρκον ἐστ-
(30) άλας δύο θέντω τὰμ μὲν πρὸ το̑ Πυθ-
[ίο̄] τὰν δὲ ἐν τῶι Ἀσκλαπιαίωι. ἀρχέτ-
ω δὲ ὁ ὅρκος ἐπὶ τοῦ νῦν κόσμο̄, τοὺς δ-
ὲ πολίτας πάντας ἀπογράψασθαι πρὸ το̑
ὅρκο̄ πατριαστὶ ποτὶ τοὺς κοσμητῆρ-
(35) vac. ας.
(texte recopié depuis http://epigraphy.packhum.org/inscriptions/main)

--- le Conseil et l’Assemblée --- que les magistrats fassent appliquer le serment avec les prêtres, et que les prêtres maudissent quiconque enfreint ce serment en menaçant de ne pas avoir la jouissance d’avoir des enfants et que les misérables seront exterminés misérablement, eux et leur descendance ; mais ceux qui respectent le serment, qu’ils connaissent de nombreux bonheurs. Si quelqu’un n’est pas présent quand le serment est prononcé, que les magistrats du moment lui fassent prêter serment dans les dix jours après son arrivée et qu’ils écrivent sur un panneau blanc avec leur père le nom de ceux qui ont juré, et qu’ils déposent ce panneau au Pythion, en gardant eux-mêmes une copie. Si les magistrats du moment ne font pas prêter serment ou qu’ils ne font pas le dépôt du panneau dans le temps défini, que chacun des magistrats du moment paye 100 drachmes à la cité, que celui qui le souhaite se présente devant les comptables publics, que les percepteurs publics qui ont perçu la somme la remettent au futur cosme. S’ils ne recueillent pas la somme, qu’ils en payent eux-mêmes le double. S’il se trouve qu’un citoyen présent n’a pas juré, qu’il ne soit plus citoyen et qu’il soit exclu des affaires religieuses et humaines. Une fois que le serment aura été prononcé, que les magistrats fassent graver le serment sur deux stèles et qu’ils en déposent une au Pythion, l’autre à l’Asklepeion. Que le serment prenne valeur sous le cosme actuel, que les cosmes prennent note de tous les citoyens avant le serment.

(traduction provisoire ADH)

Fin d’un décret à propos d’un serment que tous les citoyens d’Itanos doivent jurer.
Les clauses conservées concernent :
- les malédictions destinées aux parjures,
- des provisions pour les citoyens absents d’Itanos au moment du serment collectif,
- le châtiment (les amendes) des magistrats qui ne respectent pas ces provisions,
- la publicité et la survie éternelle par la gravure sur pierre du serment,
- le moment de son entrée en vigueur

J’ignore si ce serment était une procédure régulière de la cité ou s’il a été motivé par des circonstances exceptionnelles, des événements particuliers, comme, par exemple, une grave division du corps civique d’Itanos.