(texte recopié depuis http://epigraphy.packhum.org/inscriptions/main)
Philotas, fils de Genthios, citoyen d’Epidamne, membre des Premiers Amis, chiliarque, phrourarque (commandant de la garnison), à Zeus Sôter et Tychè Prôtogenè Eternelle.
(traduction provisoire ADH)
Petite stèle trouvée à Itanos: 26, 5 cm x 33 cm x 11 cm
Françoise Dunand, Le culte d'Isis dans le bassin oriental de la Méditerranée, Volume 2 (1973), p. 80-81 : Zeus Sôter et Tychè Prôtogenè = Sarapis et Isis (quelques parallèles) (approfondit une hypothèse de M. Guarducci)
L'inscription est brièvement discutée par A. Chaniotis ici, avec une nouvelle date:
(texte recopié depuis http://epigraphy.packhum.org/inscriptions/main)
Patrôn a dédié ceci à Zeus Epopsios. Solstice d’hiver. Si c’est intéressant pour quelqu’un, le soleil apparaît au bout de la ligne joignant l’île du Porcelet et la stèle.
(traduction provisoire ADH)
La pierre, trouvée à Itanos, fait maintenant partie d'une petite maison. Largeur: 23 cm; hauteur: 1oo cm.
La stèle permettait de localiser le lever du soleil au moment du solstice d'hiver, en traçant vers l'horizon une ligne imaginaire partant de la stèle et passant par un îlot appelé "le petit pourceau".
Patrôn est un nom de personne (pas un patron, comme on peut le voir sur certains sites internet inspirés de l'article Wikipedia Archaeoastrometry); il est surprenant que l'inscription ne donne pas son patronyme. C’est un hasard, mais il se fait que Patrôn est le nom du père de Patroklos, le chef de la garnison lagide d’Itanos.
Zeus Epopsios : epopsios signifie « qui voit d’en haut »
R. F. Willetts, Cretan Cults and Festivals, p. 238
"le petit pourceau" : les exemples de LSJ montrent que le nom est courant pour les petits ilôts.
M. Guarducci imagine, assez raisonnablement, que Patrôn avait dédié une autre stèle au solstice d’été.
“A stone pillar (…), found on the site of Itanos [Erimopoli) in E. Crete and now serving as a lintel in a cottage near the lighthouse on Capo Sidero, bears the following inscription in letters (…). The original position of the pillar was such that a line drawn from it to a certain small rock visible at sea, and prolonged thence to the horizon, would mark the precise spot where the sun rose at the winter solstice. Halbherr ad loc. cp. schol. Aristoph. av. 997 (…). The rosette or star, which figures so frequently on coins of Itanos (J. N. Svoronos Numisniatique de la Crete ancienne Macon 1890 i. 201 ff. pi. 18, 21 ff., pi. 19, 5, 16, 19, 22 f., 25 ff., id. in the Bull. Corr. Hell. 1894 xviii. 115, 117 f., Brit. Mus. Cat. Coins Crete etc. p. 51 f. pi. 12, 6ff., pi. 13, 4, 7 f., Babelon Monn. gr. rom. ii. 3. 895 ff. pi. 244, i ff., 20, pi. 245, 3, 7ff., Anson Num. Gr. vi. 11 no. 114 pi. i. Head Hist, num.'^ p. 469 f ), was in all probability a solar symbol. And Zeus on Cretan soil tended to become a sun-god [supra i. 545 ff.). "
M. Guarducci n'est pas convaincue par le commentaire numismatique de Cook.
L’inscription est traduite et discutée dans Isager, S. and Skydsgaard, J.E. (1992), Ancient Greek Agriculture. Routledge. ISBN 0-415-00164-1., p. 163
Voici la traduction anglaise de l'inscription: “Patron set this up for Zeus Epopsios. Winter solstice. Should anyone wish to know: off ‘The little pig’ and the stele the sun turns.’”
On trouvera une intéressante petite discussion ici: http://alunsalt.com/2007/08/23/observing-the-solstice-in-ancient-greece/
(recopié en modifiant la mise en page depuis http://epigraphy.packhum.org/inscriptions/main)
Dieu bon. Voici ce que jurent tous les citoyens d’Itanos par Zeus Diktaios, par Héra et les dieux du Diktée, par Athéna Poliade et tous les dieux auxquels on sacrifie dans l’Athénaion, par Zeus de l’agora, par Apollon Pythien, sur des victimes fraichement brûlées : « je n’abandonnerai pas la cité d’Itanos, ni son territoire, ni les îles des Itaniens et je n’y ferai pas entrer d’ennemis ; je n’abandonnerai pas les navires des Itaniens ; je n’abandonnerai aucun de mes concitoyens ni l’argent des citoyens ; je ne convoquerai pas une assemblée ni ne mènerai un parti pour endommager la cité ou ses citoyens ; je ne m’associerai à personne si quelqu’un désire faire une de ces choses mais je le dénoncerai aux magistrats ; je ne ferai pas une redistribution de la terre, ni des maisons, ni du cadastre bâti, ni une annulation des dettes ; je n’intenterai pas un procès de nationalité (?) contre un de mes concitoyens ni un procès en corruption sous aucun prétexte. Je ne machinerai pas contre la cité et j’agirai en citoyen pour l’équité et l’égalité, pour toutes les choses divines et humaines selon les lois existantes qui concernent les affaires divines, selon les lois que nous avons faites maintenant et, éventuellemnent, selon les lois que nous reviserons dans le futur au sujet de ... et des affaires de la cité ; je n’abandonnerai pas mes responsabilités civiques ni en temps de guerre ni en temps de paix dans la mesure de mes forces. Pour ceux qui jurent sincèrement et respectent le serment, qu’il y ait le plaisir d’avoir des enfants, que la terre soit fertile, que les troupeaux se multiplient, et que beaucoup d’autres bonnes choses leur arrivent, à eux et à leurs enfants, mais pour les parjures, que la terre ne porte rien, qu’ils n’aient pas d’enfant, que leurs troupeaux ne se multiplient pas, qu’ils meurent misérablement, les misérables eux-mêmes et toute leur famille. »
Traduction provisoire, à vérifier ADH
Traduction anglaise par M.M. Austin (en bas de la page):