Affichage des articles dont le libellé est pâture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pâture. Afficher tous les articles

lundi 16 août 2010

IC III iv 2 et IC III iv 3

IC III iv 2
Itanos — c. 266-262 av. J.-C.
(Edition antérieure dans un corpus: OGIS 45)

θεό[ς]./ κόσμου γνώμα. ἔδοξε̣ [Ἰτα]/νίων τᾶι βουλᾶι καὶ τᾶι ἐκ̣/κλησίαι· ἐπειδὴ Πάτροκλ[ος]// (5) Πάτρωνος Μακεδὼν ἀποσ̣/ταλεὶς ὑπὸ βασιλέος Πτο/λεμαίου στραταγὸς ἐς/ Κρήταν ἀνὴρ ἀγαθὸς καὶ δί/καιος ἐγένετο περὶ τὰν τῶν// (10) Ἰτανίων πόλιν καὶ πολλὰ/ συνήργησε τοῖς Ἰτανίοις ὅ/πως τά τε κατὰ τὰν πόλιν ἀσ/φαλέως ἔχηι πολιτευομέ/νων τῶν Ἰτανίων κατὰ τοὺς// (15) νόμους καὶ τὰν χώραν μετὰ/ πάσας ἀσφαλείας νέμωνται,/ δεδόχθαι τοῖς Ἰτανίοις ποιή/[σ]ασθαι αὐτὸν πρόξενόν/ τε καὶ εὐεργέταν καὶ πολίταν// (20) καὶ αὐτὸν καὶ ἐγ[γόνος — —]/ [— — — — — — — — — — —]


(texte recopié, en modifiant la mise en page, depuis http://epigraphy.packhum.org/inscriptions/main)

Dieu. Proposition du kosme (? du collège des kosmes ?). Décision du Conseil et de l’Assemblée d’Itanos. Puisque Patroklos, fils de Patrôn, envoyé par le roi Ptolémée (II Philadelphe) comme général en Crète, s’est révélé être un homme bon et juste pour la cité d’Itanos et qu’il a beaucoup collaboré avec les Itaniens pour que les affaires de la cité restent stables, les Itaniens gérant leurs affaires publiques dans le respect des lois, et pour qu’ils puissent utiliser le territoire comme pâturage en toute sécurité, les Itaniens ont décidé de faire de Patroklos leur proxène, leur évergète et leur citoyen, lui et sa descendance [---

(traduction ADH, à affiner)

IC III iv 3
Itanos — c. 266-262 av. J.-C.
Edition antérieure dans un corpus: SEG II 512

θεός./ vacat/ (2) κόσμου γνώμα. ἔδοξε Ἰτανίων/ τᾶι βουλᾶι καὶ τᾶι ἐκκλησίαι·/ ἐπειδὴ Πάτροκλος Πάτρωνος// (5) Μακεδὼν ἀποσταλεὶς ὑπὸ/ βασιλέος Πτολεμαίου στρα/ταγὸς ἐς Κρήταν ἀνὴρ ἀγαθὸς/ καὶ δίκαιος ἐγένετο περὶ τὰν/ τῶν Ἰτανίων πόλ̣ιν καὶ πολλὰ// (10) συνήργησε τοῖς Ἰτανίοις ὅπως τά τε κατὰ τὰν πόλιν ἀσ/φαλέως ἔχηι πολιτευομένων/ τῶν Ἰτανίων κατὰ τοὺς [ν]όμους/ καὶ τὰν χώραν μετὰ πάσας// (15) ἀσφαλείας νέμων[τα]ι, δεδό/χθαι τοῖς Ἰτανίοις ποιή[σ]ασ/θαι αὐτὸν πρόξενόν τε καὶ εὐ/εργέταν καὶ πολίταν καὶ αὐ/τὸν καὶ ἐγγόνος μετέχοντας// (20) καὶ θίνων καὶ ἀνθρωπίνων/ πάντων. τὰν δὲ γνώμαν/ τάνδε τοὶ κοσμητῆρες τοὶ/ σὺν Αἴγωνι ἐς στάλας λιθί/νας ἀγγράψαντες θέντω ἐς// (25) τὸ ἱαρὸν τᾶς Ἀθάνας καὶ τοῦ/ Ἀσκλαπιοῦ.


(texte recopié, en modifiant la mise en page, depuis http://epigraphy.packhum.org/inscriptions/main)

Dieu. Proposition du kosme (? du collège des kosmes ?). Décision du Conseil et de l’Assemblée d’Itanos. Puisque Patroklos, fils de Patrôn, envoyé par le roi Ptolémée (II Philadelphe) comme général en Crète, s’est révélé être un homme bon et juste pour la cité d’Itanos et qu’il a beaucoup collaboré avec les Itaniens pour que les affaires de la cité restent stables, les Itaniens gérant leurs affaires publiques dans le respect des lois, et pour qu’ils puissent utiliser le territoire comme pâturage en toute sécurité, les Itaniens ont décidé de faire de Patroklos leur proxène, leur évergète et leur citoyen, lui et sa descendance, et qu’ils prennent part à toutes les affaires divines et humaines. Que les kosmes présidés par Aigon fassent graver cette proposition sur des stèles de pierre et qu’ils les exposent dans le sanctuaire d’Athéna et dans celui d’Asclépios.

(traduction ADH, à affiner)

2 copies d’un décret d’Itanos

Sur Patroklos, voir la Prosopographia Ptolemaica

Pour une analyse de la présence de Patroklos à Itanos, voir R.S. Bagnall, The administration of the Ptolemaic possessions outside Egypt (1976) p. 120-121

Bagnall pense que Patroklos a joué un rôle dans les relations entre Itanos et les cités voisines, mais, personnellement, je ne vois pas trace de cela dans ce document. J’y vois plutôt les craintes d’une communauté forcée d’accueillir une garnison militaire étrangère et son soulagement, réel ou prématuré on ne peut le dire, que la cité a pu garder ses institutions et un certain contrôle sur ses ressources agricoles.

Je me demande, après une première lecture de ces textes, si les deux sanctuaires, dans lesquels ont été déposées les deux copies de ce document, ne sont pas aussi les signes de cette division entre cité et garnison, un sanctuaire, celui d’Athéna, est celui de la cité, l’autre, celui d’Asclépios, serait celui de la garnison. (mais la mention du sanctuaire d’Asclépios dans le décret sur un serment civique, IC III iv 7, semble aller contre cette hypothèse)

jeudi 12 août 2010

IC III iv 1

Itanos — début du IIIe siècle av. J.-C. (datation par la paléographie)

A.
[— —] Ἱεραπυτνιο[— —]

B

[— — — —]/1διαθέμε/νος τὰ ἴδια/ ἑκάτερος/ ἑκατέρη, ὅ[ς]//5 κα ἦι ἔνφυ/λος, καὶ οὕ/τω πολιτ/ευέσθω μ/[ε]τέχων κ//10αὶ θίνων κ/αὶ ἀνθρωπί/νων πάντ/ων, παραιτ/ησάμενος//15 τὰν αὑτῶ π/όλιν· ἐς ὁπ/οτέραν δέ/ κα πόλιν ἕρ/πηι πολιτε//20ύσων, δια[ψ]/αφιζέσθω̣/ν ἐν κυρ[ία]/ι ἐκκλησ[ία]/ι πότερ[ον δ]//25οκεῖ πολ[ιτεί]/αν δε[δόσθ]/αι ἢ μή· κα[ὶ α]/ἴ κα ἀντίθε̣/τοι ψᾶφοι γ//30ένωνται τ/ρεῖς, μὴ ἔσ/τω πολίτα̣/ς̣· ἐπινομὰ/ [δ’] ἔστω τῶ//35[ι τε] Ἱεραπ/[υτνί]ωι ἐν τ/[ᾶι Πρ]αισίαι,/ [χ]ῶρι τῶν τ/[ε]μενέων//40 τῶν ἐν Ἀρ/δανιτοι κ/αὶ ἐν Δαροι,/ καὶ τῶι Πρ/αισίωι ἐν τ//45 ᾶι Ἱεραπ/υτνίαι, ἀ/σ̣ινέας ἐόν/[τα]ς δὲ καὶ̣/ δ̣ύ̣οντας [ἑ]//50κατέρος ἐς/ τὰν ἰδίαν·/ αἰ δέ κα λῆι ὁ/ [Ἱ]εραπύτνι/ος αὐλοστ//55ατε̑ν ἐν τᾶ[ι]/ Πρ<α>ισίαι, σ/υγκριτὰν ἐ̣/χέτω Πραί/σιον· ὡσαύ//60τως δὲ καὶ/ ὁ Πραίσιος α[ἴ]/ κα λῆι αὐλ/οστατε̑ν ἐ/ν τᾶι Ἱεραπ//65υτνίαι, συν/κριτὰν ἐχέ/τω Ἱεραπύ/τνιον· χορὸ/ς δὲ καὶ δρό//70μος συνκοι/νὸς ἦμεν ἑ/κ̣<α>τέροις το̣/[ῖ]ς τε Ἱεραπυ/τνίοις ἐμ Π//75ρ̣αίσωι καὶ τ/οῖς Πραισίο̣[ι]/[ς] ἐν Ἱερα[πύ]/[τ]ναι· δι[․․]/εταν[— — —]//80νεδε̣[— — — —]/[— — — — —]


(texte recopié, en modifiant la mise en page, depuis http://epigraphy.packhum.org/inscriptions/main)

A
… ] de Hierapytna […

B
---] qu'après avoir disposé des ses propres biens de part et d’autre, chacun (Hyerapytnien ou Praisien) soit inscrit dans une tribu, et qu’ainsi il soit citoyen et prenne part à toutes les affaires divines ou humaines, après avoir demandé la permission à sa propre cité ; si quelqu’un vient pour être citoyen de l’une ou l’autre cité, qu’on décide par vote à l’assemblée souveraine s’il convient que la citoyenneté lui soit attribuée ou non ; si par hasard trois votes sont contre, qu’il ne soit pas citoyen. Qu’un citoyen de Hierapytna ait le droit de pâture à Praisos, sauf dans les terrains sacrés à Ardanitos et à Daros, et qu’un citoyen de Praisos ait droit de pâture à Hierapytna, que l’un et l’autre rentrent dans leur propre cité sans dommage. Si un citoyen de Hierapytna installe un troupeau à Praisos, qu’il recoive un juge de Praisos ; de même, si un citoyen de Praisos installe un troupeau à Hierapytna, qu’il recoive un juge de Hierapytna. Que les danses et les courses soient ouvertes de part et d’autre, aux citoyens de Hierapytna à Praisos, aux citoyens de Praisos à Hierapytna.

(traduction, à affiner, ADH)


Texte réédité dans Chaniotis, Verträge 5

Traité entre les cités de Hierapytna et Praisos.

Il est probable que la stèle sur laquelle le texte a été gravé était visible dans un sanctuaire d’Itanos. Comme le texte a été retrouvé à Itanos, on peut formuler trois hypothèses :
1. Le traité concernait aussi Itanos
2. Itanos jouait un rôle de garant ou d’intercesseur entre les deux autres cités
3. La pierre a été déplacée et le traité ne concernait en rien Itanos, au moment de sa signature.

Sur la pratique de la transhumance des moutons en Crète, voir A. Chaniotis, “Milking the Mountains : Economic Activities on the Cretan Upland in the Classical and Hellenistic Period”, From Minoan Farmers to Roman Traders: Sidelights on the Economy of Ancient Crete éd. par A.C. (1999), p. 181-220, aux p. 198-205.

A. Chaniotis, ibid., a bien mis en valeur le dynamisme de Hierapytna dans la signature de plusieurs traités similaires avec d’autres cités ; cette activite diplomatique serait le symptome de l’accroissement démographique de la cité et de sa recherche de nouvelles sources de revenus pour affronter ses problèmes de population.

Voici un autre commentaire: